— Vous ne me répondez pas, vicomte. Avez-vous un congé pour être à Blois, ou bien est-il arrivé quelque malheur à Paris?
— Dieu merci! monsieur, répliqua Raoul en se calmant peu à peu, il n’est rien arrivé que d’heureux; le roi se marie, comme j’ai eu l’honneur de vous le mander dans ma dernière lettre, et il part pour l’Espagne. Sa Majesté passera par Blois.
— Pour rendre visite à Monsieur?
— Oui, monsieur le comte. Aussi, craignant de le prendre à l’improviste, ou désirant lui être particulièrement agréable, M. le prince m’a-t-il envoyé pour préparer les logements.
— Vous avez vu Monsieur? demanda le comte vivement.
— J’ai eu cet honneur.
— Au château?
— Oui, monsieur, répondit Raoul en baissant les yeux, parce que, sans doute, il avait senti dans l’interrogation du comte plus que de la curiosité.
— Ah! vraiment, vicomte?... Je vous fais mon compliment. Raoul s’inclina.
— Mais vous avez encore vu quelqu’un à Blois?