La fenêtre se ferma.

Pittrino indiqua le chemin au nouveau venu, qui entra sans proférer une parole.

L’étranger l’attendait sur le palier, il ouvrit ses bras au vieillard et le conduisit à un siège, mais celui-ci résista.

— Oh! non pas, non pas, milord, dit-il. M’asseoir devant vous! jamais!

— Parry, s’écria le gentilhomme, je vous en supplie... vous qui venez d’Angleterre... de si loin! Ah! ce n’est pas à votre âge qu’on devrait subir des fatigues pareilles à celles de mon service. Reposez-vous ...

— J’ai ma réponse à vous donner avant tout, milord.

— Parry... je t’en conjure, ne me dis rien... car si la nouvelle eût été bonne, tu ne commencerais pas ainsi ta phrase. Tu prends un détour c’est que la nouvelle est mauvaise.

— Milord, dit le vieillard, ne vous hâtez pas de vous alarmer. Tout n’est pas perdu, je l’espère. C’est de la volonté, de la persévérance qu’il faut, c’est surtout de la résignation.

— Parry, répondit le jeune homme, je suis venu ici seul, à travers mille pièges et mille périls: crois-tu à ma volonté? J’ai médité ce voyage dix ans, malgré tous les conseils et tous les obstacles: crois-tu à ma persévérance? J’ai vendu ce soir le dernier diamant de mon père, car je n’avais plus de quoi payer mon gîte, et l’hôte m’allait chasser.

Parry fit un geste d’indignation auquel le jeune homme répondit par une pression de main et un sourire.