— Non, non, la poste compromet assez, monsieur d’Artagnan. Allez et n’oubliez pas que vous êtes à moi.
— Sire, ce n’est pas moi qui l’ai jamais oublié! À quelle heure prendrai-je congé de Votre Majesté après-demain?
— Où logez-vous?
— Je dois loger désormais au Louvre.
— Je ne le veux pas. Vous garderez votre logement en ville, je le paierai. Pour le départ, je le fixe à la nuit, attendu que vous devez partir sans être vu de personne, ou si vous êtes vu, sans qu’on sache que vous êtes à moi... Bouche close, monsieur.
— Votre Majesté gâte tout ce qu’elle a dit par ce seul mot.
— Je vous demandais où vous logez, car je ne puis vous envoyer chercher toujours chez M. le comte de La Fère.
— Je loge chez M. Planchet, épicier, rue des Lombards, à l’enseigne du Pilon-d’Or.
— Sortez peu, montrez-vous moins encore et attendez mes ordres.
— Il faut que j’aille toucher cependant, Sire.