Alors il se redressa.
— Oh! oh! dit-il, qu’est-ce que cela? ai-je donc affaire à des hommes de paille?... Corne de bœuf! rangez-vous, et vous allez voir comment cela se pratique.
— Peste! dit d’Artagnan, aurait-il la prétention de lever ce rocher? Ce serait curieux, par exemple.
Les ouvriers, interpellés par l’ingénieur, se rangèrent l’oreille basse et secouant la tête, à l’exception de celui qui tenait le madrier et qui s’apprêtait à remplir son office.
L’homme aux panaches s’approcha de la pierre, se baissa, glissa ses mains sous la face qui posait à terre, roidit ses muscles herculéens, et, sans secousse, d’un mouvement lent comme celui d’une machine, il souleva le rocher à un pied de terre.
L’ouvrier qui tenait le madrier profita de ce jeu qui lui était donné et glissa le rouleau sous la pierre.
— Voilà! dit le géant, non pas en laissant retomber le rocher, mais en le reposant sur son support.
— Mordioux! s’écria d’Artagnan, je ne connais qu’un homme capable d’un tel tour de force.
— Hein? fit le colosse en se retournant.
— Porthos! murmura d’Artagnan saisi de stupeur, Porthos à Belle-Île!