«Pourquoi diantre Porthos est-il à Belle-Île et lève-t-il des pierres?» se dit d’Artagnan.
Seulement d’Artagnan se fit cette question tout bas. Moins fort en diplomatie que son ami, Porthos pensa tout haut.
— Pourquoi diable êtes-vous à Belle-Île? demanda-t-il à d’Artagnan; et qu’y venez-vous faire?
Il fallait répondre sans hésiter.
Hésiter à répondre à Porthos eût été un échec dont l’amour propre de d’Artagnan n’eût jamais pu se consoler.
— Pardieu! mon ami, je suis à Belle-Île parce que vous y êtes.
— Ah bah! fit Porthos, visiblement étourdi de l’argument et cherchant à s’en rendre compte avec cette lucidité de déduction que nous lui connaissons.
— Sans doute, continua d’Artagnan, qui ne voulait pas donner à son ami le temps de se reconnaître; j’ai été pour vous voir à Pierrefonds.
— Vraiment?
— Oui.