Alexandre Dumas
LE VICOMTE DE BRAGELONNE
TOME II

(1848 – 1850)

Table des matières

[Alexandre Dumas LE VICOMTE DE BRAGELONNE TOME II]
[Table des matières]
[Chapitre LXXII — La grandeur de l’évêque de Vannes]
[Chapitre LXXIII — Où Porthos commence à être fâché d’être venu avec d’Artagnan]
[Chapitre LXXIV — Où d’Artagnan court, où Porthos ronfle, où Aramis conseille]
[Chapitre LXXV — Où M. Fouquet agit]
[Chapitre LXXVI — Où d’Artagnan finit par mettre enfin la main sur son brevet de capitaine]
[Chapitre LXXVII — Un amoureux et une maîtresse]
[Chapitre LXXVIII — Où l’on voit enfin reparaître la véritable héroïne de cette histoire]
[Chapitre LXXIX — Malicorne et Manicamp]
[Chapitre LXXX — Manicamp et Malicorne]
[Chapitre LXXXI — La cour de l’hôtel Grammont]
[Chapitre LXXXII — Le portrait de Madame]
[Chapitre LXXXIII — Au Havre]
[Chapitre LXXXIV — En mer]
[Chapitre LXXXV — Les tentes]
[Chapitre LXXXVI — La nuit]
[Chapitre LXXXVII — Du Havre à Paris]
[Chapitre LXXXVIII — Ce que le Chevalier de Lorraine pensait de Madame]
[Chapitre LXXXIX — La surprise de mademoiselle de Montalais]
[Chapitre XC — Le consentement d’Athos]
[Chapitre XCI — Monsieur est jaloux du duc de Buckingham]
[Chapitre XCII — For ever!]
[Chapitre XCIII — Où sa Majesté Louis XIV ne trouve Melle de La Vallière ni assez riche, ni assez jolie pour un gentilhomme du rang du vicomte de Bragelonne]
[Chapitre XCIV — Une foule de coups d’épée dans l’eau]
[Chapitre XCV — M. Baisemeaux de Montlezun]
[Chapitre XCVI — Le jeu du roi]
[Chapitre XCVII — Les petits comptes de M. Baisemeaux de Montlezun]
[Chapitre XCVIII — Le déjeuner de M. de Baisemeaux]
[Chapitre XCIX — Le deuxième de la Bertaudière]
[Chapitre C — Les deux amies]
[Chapitre CI — L’argenterie de Mme de Bellière]
[Chapitre CII — La dot]
[Chapitre CIII — Le terrain de Dieu]
[Chapitre CIV — Triple amour]
[Chapitre CV — La jalousie de M. de Lorraine]
[Chapitre CVI — Monsieur est jaloux de Guiche]
[Chapitre CVII — Le médiateur]
[Chapitre CVIII — Les conseilleurs]
[Chapitre CIX — Fontainebleau]
[Chapitre CX — Le bain]
[Chapitre CXI — La chasse aux papillons]
[Chapitre CXII — Ce que l’on prend en chassant aux papillons]
[Chapitre CXIII — Le ballet des Saisons]
[Chapitre CXIV — Les nymphes du parc de Fontainebleau]
[Chapitre CXV — Ce qui se disait sous le chêne royal]
[Chapitre CXVI — L’inquiétude du roi]
[Chapitre CXVII — Le secret du roi]
[Chapitre CXVIII — Courses de nuit]
[Chapitre CXIX — Où_Madame_acquiert_la_preuve_que_l'on_peut, en écoutant, entendre ce qui se dit.]
[Chapitre CXX — La correspondance d’Aramis.]
[Chapitre CXXI — Le commis d’ordre]
[Chapitre CXXII — Fontainebleau à deux heures du matin]
[Chapitre CXXIII — Le labyrinthe]
[Chapitre CXXIV — Comment Malicorne avait été délogé de l’hôtel du Beau-Paon]
[Chapitre CXXV — Ce qui s’était passé en réalité à l’auberge du Beau-Paon]
[Chapitre CXXVI — Un jésuite de la onzième année]
[Chapitre CXXVII — Le secret de l’État]
[Chapitre CXXVIII— Mission]
[Chapitre CXXIX — Heureux comme un prince]
[Chapitre CXXX — Histoire d’une naïade et d’une dryade]
[Chapitre CXXXI — Fin de l’histoire d’une naïade et d’une dryade]

Chapitre LXXII — La grandeur de l’évêque de Vannes

Porthos et d’Artagnan étaient entrés à l’évêché par une porte particulière, connue des seuls amis de la maison.

Il va sans dire que Porthos avait servi de guide à d’Artagnan. Le digne baron se comportait un peu partout comme chez lui. Cependant, soit reconnaissance tacite de cette sainteté du personnage d’Aramis et de son caractère, soit habitude de respecter ce qui lui imposait moralement, digne habitude qui avait toujours fait de Porthos un soldat modèle et un esprit excellent, par toutes ces raisons, disons-nous, Porthos conserva, chez Sa Grandeur l’évêque de Vannes, une sorte de réserve que d’Artagnan remarqua tout d’abord dans l’attitude qu’il prit avec les valets et les commensaux.

Cependant cette réserve n’allait pas jusqu’à se priver de questions, Porthos questionna.

On apprit alors que Sa Grandeur venait de rentrer dans ses appartements, et se préparait à paraître, dans l’intimité, moins majestueuse qu’elle n’avait paru avec ses ouailles.

En effet, après un petit quart d’heure que passèrent d’Artagnan et Porthos à se regarder mutuellement le blanc des yeux, à tourner leurs pouces dans les différentes évolutions qui vont du nord au midi, une porte de la salle s’ouvrit et l’on vit paraître Sa Grandeur vêtue du petit costume complet de prélat.