— Rester seule ici, dans ce vieux château, moi qui avais cette douce habitude d’entendre tes chansons, de te presser la main, de courir avec vous toutes dans ce parc; oh! comme je vais m’ennuyer, comme je vais mourir vite!

— Veux-tu venir à Paris?

Louise poussa un soupir.

— Tu ne réponds pas.

— Que veux-tu que je te réponde?

— Oui ou non; ce n’est pas bien difficile, ce me semble.

— Oh! tu es bien heureuse, Montalais!

— Allons, ce qui veut dire que tu voudrais être à ma place?

Louise se tut.

— Petite obstinée! dit Montalais; a-t-on jamais vu avoir des secrets pour une amie! Mais avoue donc que tu voudrais venir à Paris, avoue donc que tu meurs d’envie de revoir Raoul!