Mais celui-ci, occupé de l’organisation d’une nouvelle maison militaire du roi, était devenu introuvable.

Bragelonne se rabattit sur de Guiche.

Mais le comte avait avec ses tailleurs et avec Manicamp des conférences qui absorbaient sa journée entière. C’était bien pis avec le duc de Buckingham. Celui-ci achetait chevaux sur chevaux, diamants sur diamants. Tout ce que Paris renferme de brodeuses, de lapidaires, de tailleurs, il l’accaparait.

C’était entre lui et de Guiche un assaut plus ou moins courtois pour le succès duquel le duc voulait dépenser un million, tandis que le maréchal de Grammont avait donné soixante mille livres seulement à de Guiche.

Buckingham riait et dépensait son million. De Guiche soupirait et se fût arraché les cheveux sans les conseils de de Wardes.

— Un million! répétait tous les jours de Guiche; j’y succomberai. Pourquoi M. le maréchal ne veut-il pas m’avancer ma part de succession?

— Parce que tu la dévorerais, disait Raoul.

— Eh! que lui importe! Si j’en dois mourir, j’en mourrai. Alors je n’aurai plus besoin de rien.

— Mais quelle nécessité de mourir? disait Raoul.

— Je ne veux pas être vaincu en élégance par un Anglais.