Athos le regarda, et la pitié descendit au fond de son cœur.
Il se leva.
— C’est bien, dit-il, mes sentiments personnels, à moi, ne signifient rien, puisqu’il s’agit des vôtres; vous me requérez, je suis à vous. Au fait, voyons, que désirez-vous de moi?
— Oh! votre indulgence, monsieur, votre indulgence d’abord, dit Raoul en lui prenant les mains.
— Vous vous méprenez sur mes sentiments pour vous, Raoul; il y a mieux que cela dans mon cœur, répliqua le comte.
Raoul baisa la main qu’il tenait, comme eût pu le faire l’amant le plus passionné.
— Allons, allons, reprit Athos; dites, Raoul, me voilà prêt, que faut-il signer?
— Oh! rien, monsieur, rien; seulement, il serait bon que vous prissiez la peine d’écrire au roi, et de demander pour moi à Sa Majesté, à laquelle j’appartiens, la permission d’épouser Mlle de La Vallière.
— Bien, vous avez là une bonne pensée, Raoul. En effet, après moi, ou plutôt avant moi, vous avez un maître; ce maître, c’est le roi; vous vous soumettez donc à une double épreuve, c’est loyal.
— Oh! monsieur!