— Vous permettez, monsieur? dit-il.
— Faites.
«Cher Raoul, disait le comte de Guiche, j’ai une affaire d’importance à traiter sans retard; je sais que vous êtes arrivé; venez vite.»
Il achevait à peine de lire, lorsque, débouchant de la galerie, un valet, à la livrée de Buckingham, reconnaissant Raoul, s’approcha de lui respectueusement.
— De la part de milord duc, dit-il.
— Ah! s’écria Athos, je vois, Raoul, que vous êtes déjà en affaires comme un général d’armée; je vous laisse, je trouverai seul M. d’Artagnan.
— Veuillez m’excuser, je vous prie, dit Raoul.
— Oui, oui, je vous excuse; adieu, Raoul. Vous me retrouverez chez moi jusqu’à demain; au jour, je pourrai partir pour Blois, à moins de contrordre.
— Monsieur, je vous présenterai demain mes respects.
Athos partit.