— Mais, madame! s’écria l’orfèvre effaré, vous ne vendez pas vos diamants, je suppose?
— Silence, monsieur Faucheux, ne vous inquiétez pas de cela, rendez-moi seulement réponse. Vous êtes honnête homme, fournisseur de ma maison depuis trente ans, vous avez connu mon père et ma mère, que servaient votre père et votre mère. Je vous parle comme à un ami; acceptez-vous l’or des montures contre une somme comptant que vous verserez entre mes mains?
— Huit cent mille livres! mais c’est énorme!
— Je le sais.
— Impossible à trouver!
— Oh! que non.
— Mais madame, songez à l’effet que ferait, dans le monde, le bruit d’une vente de vos pierreries!
— Nul ne le saurait… Vous me ferez fabriquer autant de parures fausses semblables aux fines. Ne répondez rien je le veux. Vendez en détail, vendez seulement les pierres.
— Comme cela, c’est facile… Monsieur cherche des écrins, des pierres nues pour la toilette de Madame. Il y a concours. Je placerai facilement chez Monsieur pour six cent mille livres. Je suis sûr que les vôtres sont les plus belles.
— Quand cela?