Le duc s’enfuit par une petite porte, laissant la reine aux prises.
Anne d’Autriche se mit à rire, et riait encore lorsque le roi entra.
Il venait, très affectueusement, savoir des nouvelles de la santé, déjà chancelante, de la reine mère. Il venait lui annoncer aussi que tous les préparatifs pour le voyage de Fontainebleau étaient terminés.
La voyant rire, il sentit diminuer son inquiétude et l’interrogea lui-même en riant.
Anne d’Autriche lui prit la main, et, d’une voix pleine d’enjouement;
— Savez-vous, dit-elle, que je suis fière d’être Espagnole.
— Pourquoi, madame?
— Parce que les Espagnoles valent mieux au moins que les Anglaises.
— Expliquez-vous.
— Depuis que vous êtes marié, vous n’avez pas un seul reproche à faire à la reine?