— C’est ma foi! vrai, comte, merci!

— Mais, par la même occasion, comte, dit Montalais, emmenez aussi M. Malicorne.

— Non pas, non pas, dit Malicorne. M. Manicamp a causé avec vous tant qu’il a voulu; à mon tour, s’il vous plaît, mademoiselle; j’ai, de mon côté, une multitude de choses à vous dire concernant notre avenir.

— Vous entendez, dit le comte en riant; demeurez avec lui, mademoiselle. Ne savez-vous pas que cette nuit est la nuit aux secrets?

Et, prenant le bras de Manicamp, le comte l’emmena d’un pas rapide dans la direction du chemin que Montalais connaissait si bien et indiquait si mal.

Montalais les suivit des yeux aussi longtemps qu’elle put les apercevoir.

Chapitre CXXIV — Comment Malicorne avait été délogé de l’hôtel du Beau-Paon

Pendant que Montalais suivait des yeux le comte et Manicamp, Malicorne avait profité de la distraction de la jeune fille pour se faire une position plus tolérable.

Quand elle se retourna, cette différence qui s’était faite dans la position de Malicorne frappa donc immédiatement ses yeux.

Malicorne était assis comme une manière de singe, le derrière sur le mur, les pieds sur le premier échelon.