— Lequel?

— Les excuses de M. de Bragelonne.

— Faible prétexte, dit de Guiche.

— Excellent, si Monsieur ne vous en veut pas; méchant comme tout autre, si Monsieur vous en veut.

— Vous avez raison, Manicamp; un prétexte, quel qu’il soit, c’est tout ce qu’il me faut. Ainsi donc, bon voyage, cher Raoul!

Et là-dessus les deux amis s’embrassèrent.

Cinq minutes après, Raoul entrait chez Madame, comme l’y avait invité Mlle de Montalais.

Madame était encore à la table où elle avait écrit sa lettre. Devant elle brûlait la bougie de cire rose qui lui avait servi à la cacheter. Seulement, dans sa préoccupation, car Madame paraissait fort préoccupée, elle avait oublié de souffler cette bougie.

Bragelonne était attendu: on l’annonça aussitôt qu’il parut.

Bragelonne était l’élégance même: il était impossible de le voir une fois sans se le rappeler toujours; et non seulement Madame l’avait vu une fois, mais encore, on se le rappelle, c’était un des premiers qui eussent été au devant d’elle, et il l’avait accompagnée du Havre à Paris.