— Quel exilé? quel disgracié? demanda Madame, regardant tout autour d’elle et sans plus s’arrêter au comte qu’aux autres.

C’était le moment de pousser son protégé. Le prince s’effaça et laissa passer de Guiche, qui, d’un air assez maussade, s’approcha de Madame et lui fit sa révérence.

— Eh quoi! demanda Madame, comme si elle éprouvait le plus vif étonnement, c’est M. le comte de Guiche qui est le disgracié, l’exilé?

— Oui-da! reprit le duc.

— Eh! dit Madame, on ne voit que lui ici.

— Ah! madame, vous êtes injuste, fit le prince.

— Moi?

— Sans doute. Voyons, pardonnez-lui, à ce pauvre garçon.

— Lui pardonner quoi? Qu’ai-je donc à pardonner à M. de Guiche, moi?

— Mais, au fait, explique-toi, de Guiche. Que veux-tu qu’on te pardonne? demanda le prince.