Tout en pleurant, elle baisait la pierre avec une ivresse qui m'a perdu; ses larmes m'ont attendri, ses baisers m'ont rendu fou.

— Mais c'est elle, par le pape! qui était folle, dit Joyeuse; est-ce que l'on baise une pierre ainsi, est-ce que l'on sanglote ainsi pour rien?

— Oh! c'était une grande douleur qui la faisait sangloter, c'était un profond amour qui lui faisait baiser cette pierre; seulement, qui aimait- elle? qui pleurait-elle? pour qui priait-elle? je ne sais.

— Mais cet homme, tu ne l'as pas questionné?

— Si fait.

— Et que t'a-t-il répondu?

— Qu'elle avait perdu son mari.

— Est-ce qu'on pleure un mari de cette façon-là? dit Joyeuse; voilà, pardieu! une belle réponse; et tu t'en es contenté?

— Il l'a bien fallu, puisqu'il n'a pas voulu m'en faire d'autre.

— Mais cet homme lui-même, quel est-il?