—Pourquoi cela, Planchet?

—Parce qu’on n’ose point parler haut dans ceux-ci comme dans celles-là.

—Pourquoi n’oses-tu parler haut, Planchet? parce que tu as peur?

—Peur d’être entendu, oui, monsieur.

—Peur d’être entendu! Notre conversation est cependant morale, mon cher Planchet, et nul n’y trouverait à redire.

—Ah! monsieur! reprit Planchet en revenant à son idée mère, que ce M. Bonacieux a quelque chose de sournois dans ses sourcils et de déplaisant dans le jeu de ses lèvres!

—Qui diable te fait penser à Bonacieux?

—Monsieur, on pense à ce que l’on peut et non pas à ce que l’on veut.

—Parce que tu es un poltron, Planchet.

—Monsieur, ne confondons pas la prudence avec la poltronnerie; la prudence est une vertu.