—Comment savez-vous cela?

—Parce qu’elle s’est mise dans une grande colère en recevant la lettre, disant que M. Porthos était un volage, et que c’était encore pour quelque femme qu’il avait reçu ce coup d’épée.

—Mais il a donc reçu un coup d’épée?

—Ah! mon Dieu! qu’ai-je dit là!

—Vous avez dit que Porthos avait reçu un coup d’épée.

—Oui; mais il m’avait si fort défendu de le dire!

—Pourquoi cela?

—Dame! monsieur, parce qu’il s’était vanté de perforer cet étranger avec lequel vous l’avez laissé en dispute, et que c’est cet étranger, au contraire, qui, malgré toutes ses rodomontades, l’a couché sur le carreau. Or, comme M. Porthos est un homme fort glorieux, excepté envers la duchesse, qu’il avait cru intéresser en lui faisant le récit de son aventure, il ne veut avouer à personne que c’est un coup d’épée qu’il a reçu.