—Madame Coquenard, dit Porthos, rappelez-vous la première lettre que vous m’avez écrite et que je conserve gravée dans ma mémoire.

La procureuse poussa un gémissement.

—Mais c’est qu’aussi, dit-elle, la somme que vous demandiez à emprunter était un peu bien forte.

—Madame Coquenard, je vous donnais la préférence. Je n’ai eu qu’à écrire à la duchesse de... Je ne veux pas dire son nom, car je ne sais pas ce que c’est que de compromettre une femme; mais ce que je sais, c’est que je n’ai eu qu’à lui écrire pour qu’elle m’en envoyât quinze cents.

La procureuse versa une larme.

—Monsieur Porthos, dit-elle, je vous jure que vous m’avez grandement punie, et que si dans l’avenir vous vous retrouviez en pareille passe vous n’auriez qu’à vous adresser à moi.

—Fi donc, madame! dit Porthos comme révolté, ne parlons pas argent, s’il vous plaît, c’est humiliant.

—Ainsi, vous ne m’aimez plus! dit lentement et tristement la procureuse.

Porthos garda un majestueux silence.

—C’est ainsi que vous me répondez? Hélas! je comprends.