D’Artagnan pensa que c’était le moment d’intervenir; il s’approcha de l’autre portière et se découvrant respectueusement:
—Madame, dit-il, me permettrez-vous de vous offrir mes services? il me semble que ce cavalier vous a mise en colère. Dites un mot, madame, et je me charge de le punir de son manque de courtoisie.
Aux premières paroles, milady s’était retournée, regardant le jeune homme avec étonnement, et lorsqu il eut fini:
—Monsieur, dit-elle en très bon français, ce serait de grand cœur que je me mettrais sous votre protection si la personne qui me querelle n’était point mon frère.
—Ah! excusez-moi, alors, dit d’Artagnan; vous comprenez que j’ignorais cela, madame.
—De quoi donc se mêle cet étourneau, s’écria, en s’abaissant à la hauteur de la portière, le cavalier que milady avait désigné comme son parent, et pourquoi ne passe-t-il pas son chemin?
—Étourneau vous-même, dit d’Artagnan en se baissant à son tour sur le cou de son cheval, et en répondant de son côté par la portière; je ne passe pas mon chemin parce qu’il me plaît de m’arrêter ici.
Le cavalier adressa quelques mots en anglais à sa sœur.