—Quoi! qu’avez-vous? Oh! mon Dieu! demanda la jeune femme, ai-je donc dit quelque chose qui vous ait blessée?
—Non; mais ce nom m’a frappée, parce que, moi aussi, j’ai connu ce gentilhomme, et qu’il m’a paru étrange de trouver quelqu’un qui paraisse le connaître beaucoup.
—Oh! oui! beaucoup! beaucoup! non seulement lui, mais encore ses amis: MM. Porthos et Aramis!
—En vérité! eux aussi je les connais! s’écria milady, qui sentit le froid pénétrer jusqu’à son cœur.
—Eh bien! si vous les connaissez, vous devez savoir qu’ils sont bons et francs compagnons; que ne vous adressez-vous à eux, si vous avez besoin d’appui?
—C’est-à-dire, balbutia milady, je ne suis liée réellement avec aucun d’eux; je les connais pour en avoir entendu beaucoup parler par un de leurs amis, M. d’Artagnan.
—Vous connaissez M. d’Artagnan! s’écria la novice à son tour, en saisissant la main de milady et en la dévorant des yeux.
Puis, remarquant l’étrange expression du regard de milady:
—Pardon, madame, dit-elle, vous le connaissez, à quel titre?
—Mais, reprit milady embarrassée, mais à titre d’ami.