Porthos et Aramis en firent autant.

—Cela vous suffit-il, dit Athos à son adversaire, et me trouvez-vous assez grand seigneur pour me faire la grâce de croiser l’épée avec moi?

—Oui, monsieur, dit l’Anglais en s’inclinant.

—Eh bien! maintenant, voulez-vous que je vous dise une chose? reprit froidement Athos.

—Laquelle? demanda l’Anglais.

—C’est que vous auriez aussi bien fait de ne pas exiger que je me fisse connaître.

—Pourquoi cela?

—Parce qu’on me croit mort, que j’ai des raisons particulières pour désirer qu’on ne sache pas que je vis, et que je vais être obligé de vous tuer, pour que mon secret ne coure pas les champs.

L’Anglais regarda Athos, croyant que celui-ci plaisantait; mais Athos ne plaisantait pas le moins du monde.

—Messieurs, dit Athos en s’adressant à la fois à ses compagnons et à leurs adversaires, y sommes-nous?