—Nous attestons, dirent d’un seul mouvement les deux mousquetaires.

D’Artagnan continua:

—Devant Dieu et devant les hommes, j’accuse cette femme d’avoir voulu m’empoisonner moi-même, dans du vin qu’elle m’avait envoyé de Villeroi, avec une fausse lettre, comme si le vin venait de mes amis; Dieu m’a sauvé, mais un homme est mort à ma place, qui s’appelait Brisemont.

—Nous attestons, dirent de la même voix Porthos et Aramis.

—Devant Dieu et devant les hommes, j’accuse cette femme de m’avoir poussé au meurtre du comte de Wardes; et, comme personne n’est là pour attester la vérité de cette accusation, je l’atteste, moi. J’ai dit.

Et d’Artagnan passa de l’autre côté de la chambre avec Porthos et Aramis.

—A vous, milord! dit Athos.

Le baron s’approcha à son tour.

—Devant Dieu et devant les hommes, dit-il, j’accuse cette femme d’avoir fait assassiner le duc de Buckingham.

—Le duc de Buckingham assassiné? s’écrièrent d’un seul cri tous les assistants.