— Si monsieur le chevalier voulait me suivre, dit timidement Ketty.
— Où tu voudras, ma belle enfant.
— Alors, venez.»
Et Ketty, qui n’avait point lâché la main de d’Artagnan, l’entraîna par un petit escalier sombre et tournant, et, après lui avoir fait monter une quinzaine de marches, ouvrit une porte.
«Entrez, monsieur le chevalier, dit-elle, ici nous serons seuls et nous pourrons causer.
— Et quelle est donc cette chambre, ma belle enfant? demanda d’Artagnan.
— C’est la mienne, monsieur le chevalier; elle communique avec celle de ma maîtresse par cette porte. Mais soyez tranquille, elle ne pourra entendre ce que nous dirons, jamais elle ne se couche qu’à minuit.»
D’Artagnan jeta un coup d’oeil autour de lui. La petite chambre était charmante de goût et de propreté; mais, malgré lui, ses yeux se fixèrent sur cette porte que Ketty lui avait dit conduire à la chambre de Milady.
Ketty devina ce qui se passait dans l’âme du jeune homme et poussa un soupir.
«Vous aimez donc bien ma maîtresse, monsieur le chevalier, dit- elle.