— Non, mais ce nom m’a frappée, parce que, moi aussi j’ai connu ce gentilhomme, et qu’il me paraît étrange de trouver quelqu’un qui le connaisse beaucoup.

— Oh! oui! beaucoup! beaucoup! non seulement lui, mais encore ses amis: MM. Porthos et Aramis!

— En vérité! eux aussi je les connais! s’écria Milady, qui sentit le froid pénétrer jusqu’à son coeur.

— Eh bien, si vous les connaissez, vous devez savoir qu’ils sont bons et francs compagnons; que ne vous adressez-vous à eux, si vous avez besoin d’appui?

— C’est-à-dire, balbutia Milady, je ne suis liée réellement avec aucun d’eux; je les connais pour en avoir beaucoup entendu parler par un de leurs amis, M. d’Artagnan.

— Vous connaissez M. d’Artagnan!» s’écria la novice à son tour, en saisissant la main de Milady et en la dévorant des yeux.

Puis, remarquant l’étrange expression du regard de Milady:

«Pardon, madame, dit-elle, vous le connaissez, à quel titre?

— Mais, reprit Milady embarrassée, mais à titre d’ami.

— Vous me trompez, madame, dit la novice; vous avez été sa maîtresse.