— Certes! Nous avons d'abord, comme vous le savez sans doute, M. le prince de Conti, M. le duc de Longueville, M. le duc de Beaufort, M. le duc d'Elbeuf, le duc de Bouillon, le duc de Chevreuse, M. de Brissac, le maréchal de La Mothe, M. de Luynes, le marquis de Vitry, le prince de Marcillac, le marquis de Noirmoutiers, le comte de Fiesque, le marquis de Laigues, le comte de Montrésor, le marquis de Sévigné, que sais-je encore, moi.

— Et M. Raoul de Bragelonne? demanda Athos d'une voix émue; d'Artagnan m'a dit qu'il vous l'avait recommandé en partant, mon bon Planchet.

— Oui, monsieur le comte, comme si c'était son propre fils, et je dois dire que je ne l'ai pas perdu de vue un seul instant.

— Alors, reprit Athos d'une voix altérée par la joie, il se porte bien? aucun accident ne lui est arrivé?

— Aucun, monsieur.

— Et il demeure?

— Au_ Grand-Charlemagne_ toujours.

— Il passe ses journées?…

— Tantôt chez la reine d'Angleterre, tantôt chez madame de
Chevreuse. Lui et le comte de Guiche ne se quittent point.

— Merci, Planchet, merci! dit Athos en lui tendant la main.