À sa vue, le régiment de l'archevêque de Corinthe, que le coadjuteur, malgré tous ses efforts, n'avait pu réorganiser, se jeta au milieu des troupes parisiennes, renversa tout et rentra en fuyant dans Charenton, qu'il traversa sans s'arrêter. Le coadjuteur, entraîné par lui, repassa près du groupe formé par Athos, par Aramis et Raoul.

— Ah! ah! dit Aramis, qui ne pouvait, dans sa jalousie, ne pas se réjouir de l'échec arrivé au coadjuteur, en votre qualité d'archevêque, Monseigneur, vous devez connaître les Écritures.

— Et qu'ont de commun les Écritures avec ce qui m'arrive? demanda le coadjuteur.

— Que M. le Prince vous traite aujourd'hui comme saint Paul, la première aux Corinthiens.

— Allons! allons! dit Athos, le mot est joli, mais il ne faut pas attendre ici les compliments. En avant, en avant, ou plutôt en arrière, car la bataille m'a bien l'air d'être perdue pour les frondeurs.

— Cela m'est bien égal! dit Aramis, je ne venais ici que pour rencontrer M. de Châtillon. Je l'ai rencontré, je suis content; un duel avec un Châtillon, c'est flatteur!

— Et de plus un prisonnier, dit Athos en montrant Raoul.

Les trois cavaliers continuèrent la route au galop.

Le jeune homme avait ressenti un frisson de joie en retrouvant son père. Ils galopaient l'un à côté de l'autre, la main gauche du jeune homme dans la main droite d'Athos.

Quand ils furent loin du champ de bataille: