— Et qui t'a dit cela?
— M. Maillard lui-même.
— Tu l'as donc vu?
— Certainement, j'étais là quand il est tombé.
— Et que faisais-tu là?
— Tiens! je criais: «À bas Mazarin! à mort le cardinal! à la potence l'italien!» N'est-ce pas cela que vous m'aviez dit de crier?
— Veux-tu te taire, petit drôle! dit Bazin en regardant avec inquiétude autour de lui.
— De sorte qu'il m'a dit, ce pauvre M. Maillard: «Va chercher M. le coadjuteur, Friquet, et si tu me l'amènes, je te fais mon héritier.» Dites donc, père Bazin, l'héritier de M. Maillard, le donneur d'eau bénite à Saint-Eustache! hein! je n'ai plus qu'à me croiser les bras! C'est égal, je voudrais bien lui rendre ce service-là, qu'en dites-vous?
— Je vais prévenir M. le coadjuteur, dit Bazin.
En effet, il s'approcha respectueusement et lentement du prélat, lui dit à l'oreille quelques mots, auxquels celui-ci répondit par un signe affirmatif, et revenant du même pas qu'il était allé: