—Madame a-t-elle des ordres à donner?
—Oui, lui dis-je, habillez-moi et dites au cocher de ne pas dételer.
Elle m'habilla, car j'avais pensé que, ayant quitté Terezia sans rien lui dire, la politesse la moins exigeante voulait que j'allasse lui renouveler l'invitation que lui avait sans doute faite Barras, de venir avec son mari pendre, comme il disait, la crémaillère chez moi.
Lorsque je fus habillée, je remontai en voiture et donnai l'ordre au cocher de retourner allée des Veuves à la Chaumière, à la porte même où il m'avait prise.
Un concierge, qui n'avait pas la prétention d'être un suisse, mais qui n'avait qu'à changer d'habit pour le devenir les jours de cérémonie, ouvrit les deux battants de la porte et les chevaux s'élancèrent.
Dix minutes après j'étais dans les bras de Terezia.
—Eh bien! ma chère, me dit-elle, es-tu contente?
—Émerveillée, lui dis-je, mais surtout de la manière délicate dont tout cela a été fait.
—Oh! cela, dit Terezia, je puis t'en répondre. Dans toutes choses j'ai été consultée, et dans toutes choses j'ai donné mon avis.
—Mais tu connais la maison? lui demandai-je.