—Cela vous coûtera, dit-il au bout de dix minutes, de cent vingt à cent trente mille francs.

—Soit! répondit Jacques, maintenant il faut dessiner le parc.

—Eh bien! monsieur, continuez de faire ce que vous avez commencé, dit l'architecte.

—Volontiers, dit Jacques.

Il tira de sa poche un plan du petit bois, au milieu duquel il plaça sa bâtisse, en la proportionnant à la grandeur du plan; puis tout autour de la maison, les massifs d'arbres qu'il fallait ménager, ceux qu'il fallait abattre; il se servit des accidents de terrain pour l'envelopper aux trois quarts de l'eau des sources qui traversaient le bois. Il ménagea les jours qui donnaient sur chaque point de vue pittoresque, tira parti du château, de la jolie petite ville d'Argenton, et de la vallée de la Creuse qui allait se perdre dans un horizon azuré.

—Il y a beaucoup de travaux de terrassements, monsieur, dit l'architecte.

—Mettons soixante-dix mille francs pour ces travaux, dit Jacques.

—Oh! ce sera plus que suffisant, répondit M. Fontaine.

—Eh bien! signons un devis de 200,000 francs, dit Jacques, que je n'aie plus à m'occuper de rien et qu'au mois de juin tout cela soit fait.

—C'est possible, dit M. Fontaine, mais alors comme il faudra payer la rapidité, nous dépasserons peut-être de quelque dix mille francs le devis.