Puis il aida Jacques à y monter à son tour.
Jacques s'aperçut alors qu'il n'avait pas de rames, mais seulement l'écope à vider l'eau.
Avec cette écope il avait godillé, et en godillant il était parvenu à l'endroit où étaient la noyée et le sauveteur.
Le batelier n'était autre que le cocher, qui, voyant ce qui se passait, était descendu sur la berge, avait sauté dans un bateau, avait détaché la chaîne, mais, ne trouvant pas les rames, enlevées par précaution, s'était servi de l'écope comme d'une godille.
En continuant la même manœuvre et au bout d'une minute ou deux, il accosta.
On tira la barque à terre; les deux hommes transportèrent Éva évanouie le long de la berge.
Arrivé au pont, le cocher alla chercher son fiacre où il l'avait laissé, l'amena sur le quai, à la naissance de l'arche, puis il souleva par les épaules Éva soutenue par Jacques Mérey et l'attira à lui.
Jacques escalada le talus à son tour, et, prenant Éva entre ses bras, il la transporta dans le fiacre.
Le cocher demanda l'adresse, comme la première fois; Jacques donna celle de l'hôtel, et le fiacre partit au grand trot.
À la porte il s'arrêta, Jacques descendit avec Éva et mit sa main à sa poche pour récompenser le cocher; mais celui-ci vit le mouvement, et, écartant le bras de Jacques: