Il y avait dans la voix de cet homme un tel accent de vérité que je me contentai de lui dire en me rasseyant:

—Je vous pardonne, Joseph, quoique vous ayez contribué à me rendre bien malheureuse.

—Il n'y a pas de ma faute, ma chère demoiselle, et, si je puis racheter cela par des complaisances, ordonnez et je vous obéirai de grand cœur.

—Vous iriez à Argenton si je vous en priais?

—Sans doute.

—Et vous lui remettriez une lettre?

—Certainement.

—Attendez. Mais je n'ai ni plume, ni encre, on ne voudra pas m'en donner au château.

—Je vais vous procurer du papier et un crayon.

—Où les irez-vous chercher?