Dumouriez salua, prit la lettre sans la lire.
—Citoyens, dit-il, quelle est l'opinion de la majorité?
Les trois généraux qui n'avaient point encore parlé se levèrent, et l'un des trois, parlant pour lui et les deux autres:
—Général, dit-il, nous nous rallions à l'avis du général Monet.
—C'est-à-dire que vous êtes d'avis de vous retirer vers Châlons et de défendre la ligne de la Marne.
—Oui, citoyen général, répondirent les trois officiers d'une seule voix.
—C'est bien, dit Dumouriez; citoyens, j'aviserai.
Et, levant la séance, il salua et congédia les officiers.
Puis, se tournant vers Jacques Mérey:
—Citoyen représentant, dit-il, tu as besoin d'un bain, d'un bon déjeuner et d'un bon lit; tu trouveras tout cela chez moi, si tu me fais l'honneur d'accepter l'hospitalité que je t'offre.