Il comptait, le folliculaire gonflé de fiel et de venin, épouvanter le général vainqueur comme il épouvantait les badauds de Paris.
Dumouriez l'attendit, calme, appuyé sur le pommeau de son sabre.
—Qui êtes vous? demanda-t-il.
—Je suis Marat, répondit celui-ci, tordant sa bouche baveuse.
—Je n'ai affaire ni à vous ni à vos pareils.
Et il lui tourna le dos avec un profond mépris.
Tous ceux qui entouraient le général, et particulièrement les militaires, éclatèrent de rire.
—Ah! dit Marat, ce soir je vous fais rire, demain je vous ferai pleurer!
Et il sortit en montrant le poing et en menaçant.
À peine fut-il sorti, que Dugazon tira du feu la pelle rouge, prit une poignée de sucre en poudre, et, sans dire une parole, partout où avait passé Marat, brûla du sucre.