Quelques cris de grâce se firent entendre.
Pour beaucoup, la sensation que produisit cette mort fut terrible, pour quelques-uns mortelle.
Un perruquier se coupa la gorge avec son rasoir, une femme se jeta dans la Seine, un ancien officier mourut de saisissement, un libraire devint fou.
L'agitation causée dans Paris par cette exécution fut doublée par un assassinat qui avait eu lieu la veille et qui en faisait craindre d'autres.
Ce n'était point sans raison qu'on avait parlé d'un complot ayant pour but d'enlever le roi. Cinq cents royalistes s'y étaient engagés, vingt-cinq seulement se réunirent; la tentative même échoua.
Mais un de ces hommes voulut, autant qu'il était en son pouvoir, venger le roi pour son compte.
C'était un ancien garde du corps nommé Pâris.
Il se tenait caché à Paris, rôdant autour du Palais-Royal, dans le but de tuer le duc d'Orléans.
Il était l'amant d'une parfumeuse ayant sa boutique à la galerie de bois.
Après le vote, et après avoir lu les noms de ceux qui avaient voté, il alla dîner dans un de ces restaurants souterrains comme il y en avait quelques-uns au Palais-Royal.