Jacques appela Mme Danton la mère; elle apporta le sang qu'elle avait conservé dans un plat creux.
La fibrine était presque nulle, tout était tourné en sérosité.
Jacques prit un papier et une plume.
Puis il prescrivit une décoction de quinquina et une préparation martiale, espèce d'opiat que l'on faisait avec de la limaille de fer et du miel.
Mme Danton devait prendre trois petits verres à bordeaux de quinquina en décoction par jour, et toutes les heures manger une cuillerée à café de miel et de limaille.
Elle devait boire, chaque fois qu'elle aurait soif, une tisane amère.
Jacques prit congé de Mme Danton.
Elle le suivit des yeux, et, lorsqu'il fut à la porte, comme il se retournait, leurs yeux se rencontrèrent.
—Vous voulez me demander quelque chose, dit Jacques, qui se rappela les confidences que Danton lui avait faites relativement aux tendances religieuses de sa femme.
—Oui, dit-elle.