SAINT-MEGRIN

Pas encore assez…

D'EPERNON

Vrai-Dieu! tu es difficile…Je suis sûr qu'au fond du coeur, le roi n'est pas de ton avis.

SAINT-MEGRIN

Qu'il dise donc un mot…

D'EPERNON

Ah! vois-tu, c'est qu'il est trop occupé dans ce moment, il apprend le latin.

SAINT-MEGRIN

Tête-Dieu! qu'a-t-il besoin de latin pour parler à des Français? Qu'il dise seulement: «A moi, ma brave noblesse!» et un millier d'épées qui coupent bien, sortiront des fourreaux où elles se rouillent. N'a-t-il plus dans la poitrine le même coeur qui battait à Jarnac et à Moncontour, ou ses gants parfumés ont-ils amolli ses mains, au point qu'elles ne puissent plus serrer la garde d'une épée?