Je descendis prévenir Gaston de ce que je venais d'arranger pour lui et pour moi.
Il accepta.
Nous quittâmes nos stalles pour monter dans la loge de Madame Duvernoy.
À peine avions-nous ouvert la porte des orchestres que nous fûmes forcés de nous arrêter pour laisser passer Marguerite et le duc qui s'en allaient.
J'aurais donné dix ans de ma vie pour être à la place de ce vieux bonhomme.
Arrivé sur le boulevard, il lui fit prendre place dans un phaéton qu'il conduisait lui-même, et ils disparurent emportés au trot de deux superbes chevaux.
Nous entrâmes dans la loge de Prudence.
Quand la pièce fut finie, nous descendîmes prendre un simple fiacre qui nous conduisit rue d'Antin, nº 7. A la porte de sa maison, Prudence nous offrit de monter chez elle pour nous faire voir ses magasins que nous ne connaissions pas et dont elle paraissait être très fière. Vous jugez avec quel empressement j'acceptai.
Il me semblait que je me rapprochais peu à peu de Marguerite. J'eus bientôt fait retomber la conversation sur elle.
—Le vieux duc est chez votre voisine? dis-je à Prudence.