Puis, tirant les deux ou trois épingles qui soutenaient sa coiffure, et, secouant la tête, Arsène s'enveloppa d'un flot de cheveux noirs qui tomba en cascade sur son épaule, rebondit sur ses hanches, et s'épandit, épais et onduleux, jusque sur le tapis.

Hoffmann jeta un cri d'admiration.

—Hein! qu'y a-t-il? demanda Arsène.

—Il y a, s'écria Hoffmann, il y a que je n'ai jamais vu pareils cheveux.

—Aussi veut-il que j'en tire parti, c'est pour cela que nous avons choisi le costume d'Érigone, qui me permet de poser les cheveux épars.

Cette fois le il et le nous avaient frappé le cœur d'Hoffmann de deux coups au lieu d'un.

Pendant ce temps, Melle Eucharis avait apporté les raisins, le thyrse et la peau de tigre.

—Est-ce tout ce dont nous avons besoin? demanda Arsène.

—Oui, oui, je crois, balbutia Hoffmann.

—C'est bien, laissez-nous seuls, et ne rentrez que si je vous sonne.