[Un amoureux et un fou.]
Dans l'instant où quelques personnes, sortant de l'église des Jésuites, quoique la messe fût à peine à moitié de sa célébration, rendaient l'attention d'Hoffmann plus vive que jamais, on heurta à sa porte. Le jeune homme secoua la tête et frappa du pied avec un mouvement d'impatience, mais ne répondit pas.
On heurta une seconde fois.
Un regard torve alla foudroyer l'indiscret à travers la porte.
On frappa une troisième fois.
Cette fois, le jeune homme demeura tout à fait immobile; il était visiblement décidé à ne pas ouvrir.
Mais, au lieu de s'obstiner à frapper, le visiteur se contenta de prononcer un des prénoms d'Hoffmann.
—Théodore, dit-il.
—Ah! c'est toi, Zacharias Werner, murmura Hoffmann.
—Oui, c'est moi; tiens-tu à être seul?