Di questo democratico e augusto onore e degno

Chi rese un di da console d'impi tiranni il regno[2].

Note 2: [(retour) ]

L'auteur a sous les yeux, au moment où il écrit ces lignes, une gravure du temps qui représente l'entrée de ces malheureux; inutile de dire que, dans les quatre ou cinq derniers chapitres, on ne s'est pas un seul instant éloigné de l'histoire.

Ce que nous essayerons, nous, de traduire ainsi dans notre humble prose:

«Place, ô peuple romain! à l'entrée asinaire que ne firent ni César ni Scipion lui-même. De cet auguste et démocratique honneur était digne celui qui gouverna un jour, comme consul, le royaume des tyrans impies.»

Les prisonniers traversèrent ainsi les trois quarts de Rome et furent conduits aux Carcere-Nuove, où immédiatement ils furent mis en chapelle.

Une multitude immense s'attroupa à la porte de la prison, et, pour qu'elle ne l'enfonçât point, il fallut lui promettre que, le lendemain, à midi, l'exécution aurait lieu sur la place du château Saint-Ange, et que, pour preuve de cette promesse, elle pourrait, dès le lendemain, au point du jour, voir le bourreau et ses aides dresser l'échafaud.

Deux heures après, des placards, affichés par toute la ville, annonçaient l'exécution pour le lendemain à midi.

Cette promesse fit passer une bonne nuit aux Romains.

Selon l'engagement pris, dès sept heures du matin, l'échafaud se dressait sur la place du château Saint-Ange, juste en face de la via Papale, entre l'arc de Gratien et Valentinien et le Tibre.