Le maître de poste entra.
—Les chevaux sont à la voiture de Leurs Excellences, dit-il.
Puis il demeura étonné; il lui sembla qu'il s'était fait entre les deux voyageurs un changement dont il ne se rendait pas bien compte, et que l'habit brodé avait changé de dos et les cordons de poitrine.
Pendant ce temps, le roi drapait le manteau sur les épaules de d'Ascoli.
—Son Excellence, dit le roi, pour ne pas être dérangée pendant la route, voudrait payer les postes jusqu'à Terracine.
—Rien de plus facile, dit le maître de poste: nous avons huit postes un quart; à deux francs par cheval, c'est treize ducats; deux chevaux de renfort à deux francs, un ducat;—quatorze ducats.—Combien Leurs Excellences payent-elles leurs postillons?
—Un ducat, s'ils marchent bien; seulement, nous ne payons pas d'avance les postillons, attendu qu'ils ne marcheraient pas s'ils étaient payés.
—Avec un ducat de guides, dit le maître de poste s'inclinant devant d'Ascoli, Votre Excellence doit marcher comme le roi.
—Justement, s'écria Ferdinand, c'est comme le roi que Son Excellence veut marcher.
—Mais il me semble, dit le maître de poste, s'adressant toujours à d'Ascoli, que, si Son Excellence est aussi pressée que cela, on pourrait envoyer un courrier en avant pour faire préparer les chevaux.