—Non, monseigneur, j'ai agi instinctivement.

—Et ensuite?

—Ensuite, monseigneur, comme le chirurgien de Santa-Maria m'avait pansé pendant mon évanouissement, on m'a fait prendre un bouillon; je suis parti, et j'ai remis ma lettre à Sa Majesté. Du reste, vous étiez là, monseigneur.

—Oui, mon cher Ferrari, et je crois pouvoir affirmer au roi que, dans toute cette affaire, vous vous êtes conduit en bon et loyal serviteur. Voilà tout ce que l'on désirait savoir de vous; n'est-ce pas, sire?

—Oui, répondit Ferdinand.

—Sa Majesté vous permet donc de vous retirer, mon ami, et de prendre un repos dont vous devez avoir grand besoin.

—Oserai-je demander à Sa Majestés! j'ai démérité en rien de ses bontés?

—Au contraire, mon cher Ferrari, dit le roi, au contraire, et tu es plus que jamais l'homme de ma confiance.

—Voilà tout ce que je désirais savoir, sire; car c'est la seule récompense que j'ambitionne.

Et il se retira heureux de l'assurance que lui donnait le roi.