Las de son inaction, Hector Caraffa venait non-seulement pour annoncer cette nouvelle au général, mais encore pour prendre part au combat du lendemain.

A sept heures, les fanfares sonnèrent et les tambours battirent. Pendant la nuit, Salvato avait gagné du terrain. Avec quinze cents hommes, au signal donné il déboucha de derrière la Douane et s'élança au pas de course vers le Château-Neuf. En ce moment, un hasard providentiel vint à son aide.

Nicolino, impatient de commencer l'attaque de son côté, se promenait sur les remparts, encourageant ses artilleurs à employer utilement le peu de munitions qu'ils avaient.

Un d'eux, plus hardi que les autres, l'appela.

Nicolino vint.

--Que me veux-tu? lui demanda-t-il.

--Voyez-vous cette bannière qui flotte au Château-Neuf? reprit l'artilleur.

--Sans doute que je la vois, fit le jeune homme, et je t'avoue même qu'elle m'agace horriblement.

--Mon commandant veut-il me permettre de l'abattre?

--Avec quoi?