--C'est-à-dire que je n'en demanderai jamais d'autre, et que j'oublierai mon premier parrain pour ne me souvenir que du second.
--Et bien, au nom de la république française et de la république napolitaine, je te baptise du nom de Michele l'honnête homme.
Michele saisit la main du général pour la lui baiser.
--Oublies-tu, lui dit Championnet, que j'ai aboli le baisemain entre hommes?
--Que faire, alors? dit Michele en se grattant l'oreille. Je voudrais cependant bien vous dire combien je vous suis reconnaissant.
--Embrasse-moi! dit Championnet en lui ouvrant ses bras.
Michele embrassa le général en sanglotant de joie.
--Maintenant, lui dit le général, parlons raison, ragazzo.
--Je ne demande pas mieux, mon général.
--Tu connais les chefs du complot?