On passa devant une église: tous les cierges étaient allumés, le saint sacrement était exposé sur l'autel, l'église était pleine de gens qui priaient.

On entendit le bruit des pétards et l'on vit l'air sillonné par les fusées.

--Bien! dit le roi, voilà qui est de bon augure.

Le roi vit de loin venir le même messager; il tenait son chapeau en l'air et criait: «Vive le roi!» Tout le monde courait après lui ou s'élançait au-devant de lui. C'était miracle qu'il n'écrasât personne.

Du plus loin qu'il aperçut le roi:

--Un prince, sire! un prince! cria-t-il.

--Eh bien, dit le roi à sir William, quand j'aurais été là, je n'y aurais rien ajouté.

Les cris du peuple annoncèrent l'arrivée de Ferdinand au palais.

Tout le monde était dans la joie, et le roi était attendu avec la plus grande impatience.

Le duc et la duchesse de Calabre avaient pris à coeur la cause de la San-Felice, non pour elle, qu'ils ne connaissaient pas, l'ayant vue à peine, mais pour son mari.