»Que Dieu vous garde comme je le désire.
»Votre affectionné,
»FERDINAND B.»
Le roi était attendu de jour en jour. Le 2 juillet, il avait reçu les lettres de Nelson et de Hamilton qui lui annonçaient la mort de Caracciolo et qui le pressaient de venir.
Le même jour, il écrivait au cardinal, dont il n'avait point encore reçu la démission:
«Palerme, 2 juillet 1799.
»Mon éminentissime,
»Les lettres que je reçois aujourd'hui, et celle surtout que j'ai reçue dans la soirée du 20, m'ont vraiment consolé en me montrant que les choses prennent un bon pli, celui que je désirais, que je m'étais fixé d'avance pour faire marcher d'accord les affaires terrestres avec l'aide divine et vous mettre en état de me mieux servir.
»Demain, selon l'invitation faite par l'amiral Nelson et par vous, et surtout pour faire honneur à ma parole, je partirai avec un convoi de troupes pour me rendre à Procida, où je vous reverrai, vous communiquerai mes ordres et prendrai toutes les dispositions nécessaires pour le bien, la sécurité et la félicité de tous les sujets qui sont restés fidèles.
»Je vous en préviens d'avance, en vous assurant que vous retrouverez en moi,