— Mais, répondit le gentilhomme, au mois de décembre ou de janvier.

— C'est on ne peut plus pittoresque. Je disais donc que monsieur se met dans l'eau jusqu'au cou, se coiffe la tête d'un potiron et se faufile dans les roseaux. Cela le change au point que les canards ne le reconnaissent aucunement et le laissent approcher à portée. N'est-ce point cela?

— Comme d'ici à vous.

— Bah! vraiment? s'écria Emmanuel.

— Et monsieur en tue autant qu'il veut, continua Lectoure.

— Des douzaines! reprit le gentilhomme, enchanté de l'attention que les deux jeunes gens lui prêtaient.

— Cela doit faire grand plaisir à votre femme, si elle aime les canards, dit Emmanuel.

— Elle les adore, répondit monsieur de Nozay.

— J'espère que vous me ferez l'honneur de me présenter à une personne si intéressante, reprit en s'inclinant Lectoure.

— Comment donc, monsieur le baron!