Je voulais en avoir le coeur net. Je prétendais à part moi qu'il y avait un succès dramatique dans le Capitaine Paul; il devait, par conséquent, y avoir un succès littéraire.
Tout roman ne peut pas faire un drame, mais tout drame peut faire un roman.
Les beaux romans qu'on eût faits avec Hamlet, avec Othello, avec Roméo et Juliette, si Shakespeare n'en avait pas fait trois magnifiques drames!
Je me mis donc à étudier la marine avec mon ami Garnerey le peintre; Garnerey, qui a eu depuis un si beau succès en publiant ses Pontons.
Garnerey se chargea, en outre, de revoir mes épreuves.
Au bout du mois, le drame en cinq actes était devenu un roman en deux volumes.
Maintenant, disons comment le drame reparut à son tour sur l'océan littéraire, et comment le Capitaine Paul fit son chemin, quoiqu'il montât une humble péniche, nommée le Panthéon, au lieu de monter cette frégate de soixante-quatorze que l'on appelait la Porte-Saint-Martin.
Cinquième phase. — Résurrection.
Mon drame refusé par Harel, je l'avais porté à mon ami Porcher.
Je n'ai pas besoin de vous dire ce que c'est que mon ami Porcher, chers lecteurs; si vous me connaissez, vous le connaissez; si vous ne le connaissez pas, ouvrez mes Mémoires, année 1836, et vous ferez connaissance avec lui.