—Oh! mes bourreaux! mes bourreaux! cria-t-elle. Défendez moi.
Et elle alla s'accroupir derrière le fauteuil du cardinal, afin de mettre son défenseur inconnu entre elle et les religieuses.
—Ce que j'apporte est-il suffisant, monseigneur? demanda du seuil de la chambre la supérieure.
—Oui, mais vous voyez la terreur qu'inspirent vos sœurs à la prisonnière; qu'elles déposent ce qu'elles apportent sur cette table et qu'elles se retirent.
Les religieuses déposèrent sur le bout de la table opposée à la dame de Coëtman le bouillon, le poulet, le pain, le vin, le verre.
Une cuiller était dans la tasse, une fourchette et un couteau étaient dans le même plat que le poulet.
—Venez, dit la supérieure à ses religieuses.
Toutes trois allaient sortir.
Le cardinal fit un geste en levant le doigt, la supérieure, qui vit que c'était à elle que ce geste s'adressait, s'arrêta.
—Songez que je goûterai à tout ce que mangera et boira cette femme, dit-il.